Tour de l'océan atlantique: juin 2010 - juillet 2011

lundi 8 novembre 2010

Traversée Lexoes - Porto Santo (2/2/)

Malgré la durée de la traversée les filles sont à bord comme à la maison, jouent à la poupée, au Lego, font des cabanes, chantent, bricolent ou peignent… Jamais elles ne se plaignent ou ne demandent à aller à terre. C’est dimanche 1er août, à la fin de son quart vers 7h qu’Hélène aperçoit l’île de Porto Santo. Après un petit déjeuner crêpes (dimanche oblige) nous accostons vers 11h. Juste le temps de faire les formalités douanières et hop un petit resto sur la plage. Poulpe à l’huile et aux épices pour Quentin, Bacalao pour Hélène et filet d’Espada/frites pour les puces ; c’est la fête…

Traversée Lexoes - Porto Santo (1/2)

Selon les fichiers météo, nous devions bénéficier d’un vent favorable suffisamment puissant pour nous permettre d’avancer sous voile dès le départ, mais nous ne verrons rien avant 40 heures. Nous avons profités de chaque petit souffle d’air pour mettre les voiles et couper le moteur. A la fin de la première journée, nous traversons une nappe d’eau rouge-rouille pendant une heure. Tout le monde y a émis sa petite hypothèse… Hélène qui regarde trop la télé se voyant dans un massacre des dents de la mer et ne pensait qu’a une chose : ne pas tomber à l’eau… Quentin pas beaucoup mieux se voyait à coté d’un laboratoire clandestin de production de cocaïne, le rouge étant le résidu d’un procédé chimique complexe permettant d’obtenir de la cocaïne à 98%. En effet, juste avant d’entrer dans la zone d’eau rouge nous avions croisés un vieux chalutier tout pourris (et un peu louche) qui se laissait dériver (plus ou moins à la limite des eaux territoriales Portugaises). Marine était toute contente parce que la mer était rose.
La pêche… Depuis le départ (de Belgique) nous n’avons rien pêchés. Cela commence à devenir légèrement frustrant. Surtout quand on calcule le nombre de dizaines de kilos de poissons qu’on aurait pu acheter à la place de notre matériel et quand on se souvient du baratin du vendeur (légèrement Marseillais sur les bords qui nous promettais une pêche miraculeuse et un dégout du poisson par overdose après une semaine de navigation)… Nous ne désespérons pas et continuons à investir. Toutefois, le premier soir nous croisons un banc de crabes aux yeux phosphorescents et c’est avec une petite épuisette des filles que nous en attrapons une petite dizaine. Verdict du cuistot : trop petits et incuisinables!! Le soir les dauphins viennent nous dire bonjour. Au fur et a mesure de notre descente vers le sud et vers Madère, la température de l’eau augmente de plus de un degré par jour, parfois deux… A 26° nous n’y tenons plus, arrêtons le bateau et plouf dans l’eau pour Quentin et Claire. Durant cette traversée, nous avons mis à profit l’AIS (système de positionnement des cargos sur la carte de notre écran GPS). La personne de quart dort dans le carré avec l’AIS branché ce dernier nous indique la position, la distance, le cap et la vitesse de chaque cargos. Il ne nous reste plus qu’a surveiller les cargos plus ou moins en route de collision avec nous, de programmer un réveil pour leur entrée dans un rayon de 10 milles soit la distance à laquelle nous commençons à les apercevoir et dévier pour les éviter si nécessaire. Nous y ajoutons aussi une alarme qui se déclenche lorsqu’un cargo pénètre dans un rayon de 2.5 milles ; au cas ou. Si l’écran AIS est vide, nous faisons quand même un petit tour de deux secondes sur le pont toutes les heures et puis retour au dodo. Ce qui nous permet de passer de relativement bonnes nuits ; indispensable pour gérer les puces la journée.










vendredi 29 octobre 2010

Lexoes

23/07/2010 Lexoes - Portugal
Atterrissage en fin de journée dans le port de Lexoes ; le port de plaisance le plus proche de Porto situé à l’embouchure du Duro. Il y a un vent assez fort et la marina est déjà fermé, nous optons pour une mise à couple au ponton d’accueil juste à l’entrée pour éviter les dégâts. Nous nous trouvons juste à côté de la dernière évolution de notre bateau : l’Océanis 40! En 20 ans, les évolutions sont énormes, principalement en termes de volume habitable intérieur, de volumes de rangement et d’espace dans le cockpit à l’extérieur. Aussi bien l’intérieur que l’extérieur nous semblent deux fois plus spacieux. L’herbe est toujours plus verte ailleurs…
Le lendemain, nous prenons le bus pour aller à Porto, arrivés en ville, plus un gramme de vent et un soleil de plomb nous tombe dessus. Nous nous baladons dans les ruelles très typiques de la ville, descendons jusqu’au fleuve, visitons la rive gauche bordée de magnifiques maisons. Des ponts impressionnant assurent la liaison d’une rive à l’autre dont un (le plus impressionnant à 3 niveaux) construit par Eiffel. La chaleur nous assomme tellement (plus de 40 degrés) que notre instinct de survie nous pousse vers la fraicheur des caves de Porto dont nous visitons un établissement. Une super idée qui nous fait découvrir ce si bon breuvage. Nous nous rendons aussi compte que nous ne sommes pas à la bonne heure… Nous avons oublié l’heure de décalage horaire du Portugal. Après quelques dégustations, nous achetons frénétiquement… C’est les mains pleines de sac (remplis de bouteilles) que nous rentrons au bateau. En arrivant à la marina, le vent du nord souffle toujours, il y fait presque caillant et nous ressortons nos polaires... La température de l’eau est tout aussi fraiche : 15°. Pour le lendemain, nous avons prévu une visite de la vile dans un bus touristique rouge à double étage. La formule n’est pas bon marché mais est attrayante : elle permet d’utiliser le circuit de bus pendant 48h de s’arrêter où on veut tout en bénéficiant des commentaires historiques via un casque. Les commentaires très légers (carrément nuls) ajoutés à la chaleur accablante, nous ont fait accélérer notre visite de Porto. Nous laissons tomber le deuxième jour de bus tout en nous jurant de ne plus jamais recommencer. Nous allons manger le soir dans un restaurant très sympa de Lexoes. Au menu, sardine au barbecue avec des bonnes patates, miam, bien meilleur que le snack trop salé de Porto !!
Pour notre dernier jour, un petit coup de piscine naturelle avec les filles (l’eau est toujours aussi froide), quelques courses, lessives au seau et nous voilà prêt pour la traversée vers Madère tant attendue…





dimanche 3 octobre 2010

Baiona

Nous pensions y rester 3 jours, nous y resterons 6 jours… La faute à César, un ami rencontré il y a 15 ans aux Etats Unis qui a rendu notre séjour à Baiona inoubliable. A peine arrivé, César nous a pris en main et nous a fait découvrir sa région et sa gastronomie; poulpe mariné, calamars, moules, coquillages, vin de Galice, piments, narine de cochon (bof, bof), crème de café, oreilles de cochons (pas top), les Îles Cies avec la plus belle plage du monde (dixit un journal Espagnol ; mais même les locaux ne sont pas convaincus ), Camaros et sa multitude de greniers à grains magnifiquement sculptés, Vigo la grande métropole, St Jacques de Compostelle et son flot de touristes ... Nous passerons de très bons moments avec César et tombons amoureux de la région. Le courant passe aussi bien avec les filles qui prennent César pour un dieu vivant car il roule en moto et Paola sa copine, pour une princesse...
En voyant Pimientos Padron sur les menu des restaurants, nous avions toujours cru qu’il s’agissait de piments cuits à la façon du chef (Padron = Patron dans notre espagnol à nous) et nous n’avions jamais osé essayer car nous pensions que cela allait nous décaper la gorge… He non, Padron est en fait une ville pas trop loin de St Jacques de Compostelle qui cultive des petits piments verts tout doux et les Pimientos Padron sont en fait des piments saupoudrés de gros sel et grillés. Tout simplement succulents et pas piquant du tout… Nous sommes devenus moins bête ce jour là…
Depuis notre arrivée en Espagne nous avons deux problèmes : le WIFI et les machines à laver. Depuis la Corogne nous n’avons plus trouvés de machine à laver et il devenait urgent d’en trouver une. Arrivé dans la Marina Deportivo à Bayona, on nous dit qu’il n’y a pas de machine, mais qu’il y a une blanchisserie qui peut faire notre linge; hors budget. En discutant sur les pontons nous apprenons que dans l’autre marina de Bayona, il y a une machine à laver et du WIFI. BINGO… Nous changeons de marina pour entendre que la machine à laver fonctionne mais que cela nous en couteras 12,5 euro par machine. Gloups. Pas de connexion WIFI non plus…






Muros- Santa Uxia de Ribeira

Nous mouillons l’ancre devant une belle plage de sable de Santa Uxia de Ribeira. A la fin de chacune de nos navigations nous inscrivons la distance parcourue pendant la journée sur notre journal de bord. Cette dernière se trouve sur nos instruments de bord juste à coté de l’indicateur de température de l’eau. Ce soir la en prenant la distance, je vois que l’eau est à 21 degrés… Nous étions plus tôt habitués à 15 degrés et n’avons pas pu résister à une petite baignade. En sortant de l’eau, nous prenons tous notre douche sur la jupe arrière du bateau. Personne n’est encore rodé à cet exercice et ce qui devait arriver arriva ; Claire couverte de savon glisse et tombe dans l’eau sans brassards… Plus de peur que de mal, on la récupère rapidement. Elle fera dorénavant attention… Le soir, vers 22h, les douaniers interrompent notre repas du soir pour une petite visite. Nous les avions vus de loin mais pensions que c’était un bateau de trafiquant, étant donné sa couleur et la puissance de ses moteurs.
Le lendemain matin, nous débarquons sur la plage et y passons la matinée.





Muxia - Muros

Yes ! Le cap Finistère est passé, a nous les vents portants… Après une navigation agréable vent arrière et plein soleil, nous arrivons à Muros. Muros fête la vierge Marie avec un monde fou à terre, fête foraine, carrousel, chapiteau; l’ambiance est à la fiesta d’autan plus que la victoire au foot est encore dans les esprits. Le vent étant très important au mouillage, nous sommes contraints de rester à bord pour surveiller la tenue de notre ancre. C’est donc de loin que nous assistons à la procession maritime ou tout ce qui flotte à Muros (du kayak au bateau de pêche en passant par la planche à voile, le voilier, le chalutier et le petit zodiac) défile dans la baie sous un feu d’artifice de pétards. Les filles sont excitées comme des puces et ont du mal à comprendre pourquoi elles ne peuvent pas aller sur le carrousel et la pleine de jeux qu’elles aperçoivent à terre à quelques dizaines de mètres du bateau. La nuit, une fois couchés en endormis, le vent tombe histoire de nous faire profiter de la musique de la soirée qui jusque la était couverte par le vent. Nous vibrerons jusqu’à 5h du matin de slogans pro «équipe de foot espagnole » hurlés par le DJ et repris en cœur par la foule. Le lendemain, un peu vaseux, nous visitons la ville et terminons la matinée dans la pleine de jeux que les filles appercevaient du bateau.



jeudi 19 août 2010

Camarinas - Muxia

Nous voulions partir et passer le cap Finisterre, mais le vent et les vagues restent contraires. Pas très téméraires, nous décidons de nous arrêter à Muxia juste de l’autre coté de la Ria à une demi-heure de navigation. Notre guide nautique remis à jours en 2005 nous indique une marina en construction. Nous pensons qu’en 5 ans ils ont eu le temps de la terminer et pénétrons dans le chenal. Surprise… La marina est effectivement terminée, les pontons sont flambant neuf, tout est prêt, mais il n’y a aucun bateau seuls des centaines de goélands squattent les pontons et ne manquent pas de les recouvrir de leur fiente. Elle nous donne l’impression d’une ville fantôme. A peine installés, un garde cours vers nous et nous ordonne de quitter le ponton immédiatement. Nous n’avons aucune envie de retourner à Camarinas et voulons encore moins sortir en mer pour affronter les vents contraires. Après 5 minutes de discussion, il nous laissera y séjourner en nous donnant un numéro de fax auquel nous devons faxer les papiers du bateau et donner le nombre de nuitées.
Muxia s’est révélé être une ville très pittoresque, construite sur une presqu’île, pleine de petites maisons de pêcheurs, munie d’une plage de sable, d’une petite église en bords de mer assaillie par la houle atlantique et très important d’une pleine de jeux.



Laxe - Camarinas

Première journée de près (face au vent) dans 20 nœuds de vent allure totalement inconfortable, bateau penché, vagues qui balayent le pont, pluie, brouillard, impression de ne pas avancer… On espère que ce sera la dernière journée de près de notre périple. Nous arrivons à Camarinas vers 17h, mouillons à l’abri de la jetée et en profitions pour faire de petites courses et chercher un pleine de jeux que nous ne trouverons jamais. La météo annonce théoriquement du vent portant pour toute la semaine, mais dans les faits, il reste bel et bien face à nous et relativement soutenu. Nous décidons de rester une nuit supplémentaire que nous passerons au ponton dans la marina et en profitons pour faire le plein d’eau.

mercredi 18 août 2010

Laxe: Premier mouillage et victoire Espagnole

Nous n’avons jamais passé une nuit au mouillage avec notre bateau, nous avions vaguement testé le guindeau et l’ancre une fois pour une sieste un jour de pétole devant Nieupoort. C’est avec un peu d’appréhension et beaucoup de prudence que nous mouillons notre ancre devant Laxe. Il y a un brise lames qui protège de la houle du large, mais trois bateaux y sont déjà à l’abris, nous n’osons pas nous y incruster et passerons un très mauvaise nuit secoués comme des pruniers dans la peur que notre mouillage ne dérape. Il ne dérapera pas… Le lendemain, le vent étant toujours contraire, nous décidons de rester à Laxe mais nous changeons d’emplacement et sommes bien abrités du brise lame cette fois ci. Fiesta en Espagne ce soir, c’est la finale, l’Espagne affronte la Hollande. Nous regardons le match en terrasse d’un resto. Claire a séduit un autre papa Espagnol qui était sur la table à coté. Après avoir insisté plusieurs fois, elle a réussit à voir la fin du match sur ses genoux en lui faisant de gros gâtés. Victoire Espagnole pétards, feux d’artifices, chants, danses, c’est l’euphorie à Laxe… Malgré la fiesta, la nuit fut paisible.
La ville est totalement inintéressante et nous partons le lendemain, malgré le vent contraire.

La Corogne: Adaptation a la vie Espagnole

Gros bouleversement dans notre organisation; nous avons passé les filles à l’heure Espagnole. Avant notre arrivée en Espagne, elles se réveillaient vers 7h le matin et allaient dormir vers 20h. Un soir, en allant faire une course de dernière minute vers 20h30, on s’est rendu compte que les pleine de jeux étaient bourrées d’enfants (en pleine forme) et de parents qui avaient juste quitté le boulot. Nous avons donc décidé de tester cet horaire. Les filles s’y sont adaptées très rapidement, vont maintenant au lit vers 22h et se réveillent vers 9h. Ce qui nous permet de profiter des soirées, l’aller boire un verre ou de se faire un petit resto.
Nous découvrons la gastronomie espagnole et ses tapas. Nous adorons. La Galice propose toute une série de tapas à base de poulpe, de coquillages, de moules, de calamars qui sont tous aussi bons les uns que les autres. Nous nous régalons.
Nous préparons aussi le Zodiac que nous sortons du coffre arrière en vue de nos prochains mouillages dans les rias de Galice. Premier test : nous nous rendons dans la marina voisine pour y déguster un bon Burger King et profiter de la pleine de jeux à 100 mètres de la marina. Opération réussie, le moteur fonctionne à merveille, démarre au quart de tour.
Les filles profitent aussi des plages espagnoles et vont nager dans de l’eau que nous trouvons trop caillante pour nous y baigner (16° c’est un peu décevant pour l’Espagne…). Nous avons développé une nouvelle technique pour les laver; un seau, de l'eau et des jouets. Nous avons des petites bâches à eau solaires qui réchauffent l'eau que nous leur mettons dans leur seau. Les seaux sont pile poile à leurs mensurations, une fois les filles dedans, nous n'y rajoutons que très peux d'eau. Impeccable pour économiser de l'eau et les occuper pendant des heures lors des traversées.
La vieille ville est sympathique, nous commençons à la maitriser après 5 jours. Elle se prépare à la finale...





lundi 16 août 2010

Traversée du Golf de Gascogne: Camaret - La Corogne

Le départ vers l’Espagne était un peu stressant, surtout avec une houle désordonnée et assez soutenue jusqu’à ce qu’on s’éloigne de la pointe bretonne. Marine a bien sur été malade mais les autres ont (été) maitrisés ! Sous moteur et GV au début, nous avons mis le génois et éteint le moteur en soirée. Un autre voilier faisant route vers l’Espagne s’est rapproché de nous au moment de l’apéro, ce qui nous a bien occupés ! La première nuit très calme sous un beau ciel étoilé est veillée par Quentin dehors dans son sac de couchage. Le lendemain, nous avons aperçu 2 secondes des dauphins car Hélène à crié tellement fort qu’ils ont eu peur !!! Les filles sont de plus en plus à l’aise et nous laissent enfin quelques moments de répit. Nous faisons des séances de chant à l’avant du bateau en attente de poissons, elles jouent à la poupée et au légos. Elles portent leurs harnais et commencent à s’y habituer, sauf Claire qui fait des nœuds en tournant autour des haubans comme un chien autour d’un poteau.
La deuxième nuit fut aussi calme que la première, Hélène a veillé 4 heures en dormant sur la fin dans le carré avec un réveil programmé toutes les 20 min dans sa main. Quentin a terminé et au petit matin, quand les filles se sont réveillées, un troupeau de dauphins est venu jouer avec nous pendant plus ou moins 20 min. Nous étions tous aux anges. Vers 16h, nous apercevons la côte espagnole. A notre arrivée à proximité de la côte, le vent monte à 30 nœuds avec de la pluie, du brouillard et la mer se déchaine. Ce qui met un terme a un apéro prometteur et fait cramer nos pizzas. Les filles sont excitées comme des puces et refusent de dormir. Les conditions à l’extérieur étant trop humides et mouvementées nous les laissons à l’intérieur en craignant le pire pour leur estomac. Une prise de ris et deux empannages plus loin, nous trouvons le temps d’aller jeter un coup d’œil à l’intérieur. Elles ont tout simplement vidé toutes les armoires de leurs cabines et jouent sur un tas de vêtements, langes, livres, boites de laits en poudre, légos, poupées… Bizarrement, la vue de tout ce foutoir et de nos filles en pleine forme jouant dessus, nous met le sourire aux lèvres; dès cet instant nous savons que notre année pourra se dérouler autour de l’atlantique comme nous l’avions prévue, que les filles supporteront les navigations mouvementées et que nous n'aurons pas à changer notre programme. Nous jubilons, nous sommes euphoriques…
Nous sommes arrivés à La Corogne vers 3h45 le 06 juillet.








vendredi 6 août 2010

Guernesey - Perros-Guirec - L’Aber-Wrach

Pas de vent donc moteur de Gernezey à Perros-Guirec ou nous arrivons juste avant que les portes du port se ferment.

Nuit de cauchemar : le bateau a été envahi par d’énormes araignées venues pour manger Marine. Elle a été tellement traumatisée que le frottement de la couette sur sa peau, l’effleurement d’une main la faisait hurler. Elle a terminé sa nuit blottie sur Hélène. Si elle avait pu se blottir sur le bout du nez d'Hélène, elle l’aurait fait. Mauvaise nuit pour nous,entre ses hurlements, ses ronflements, et ses grincements de dents...
Nous avions prévus de partir le samedi matin vers l’Aber-Wrach, panne de réveil, quand nous nous présentons devant la porte du port, elle est en train de se fermer. Retour à notre emplacement. Courses le matin et grande promenade se terminant à la plage l’après midi.

Dimanche 27 : Perros-Guirec -L’Aber-Wrach
Sortis à temps… Un brouillard dense se lève dès notre sortie du port nous bénissons notre petit GPS avec lecteur de cartes qui nous permet de nous faufiller entre les rochers sans les voir tout en entendant les vagues déferler. Pas de vent, donc moteur.

mercredi 7 juillet 2010

Bretagne: Brest - Camaret

Après les courses bateau et l'installation de notre table extérieure et nouveau four, nous avons entamés les courses frigo en vélo vers la ville. Juste au pied de la citadelle, après avoir pédalé pendant 35 minutes, pneu crevé... Vélo à pousser, Marine à porter et les courses encore à faire. Heureusement, le bus a bien voulu nous accepter avec notre vélo! Mais les courses seront pour le lendemain, en bus/pousette/sac à dos cette fois ci. A la fin de la journée, nous sommes rentré au bateau presque mort de crampe musculaire aux bras! Rien ne vaut une voiture et le magasin à 5 min où les courses prennent 35 minutes...















Nous n'avons pas beaucoup visité la ville, nous avions déjà envie de partir vers un endroit plus calme, donc le 2 juillet, direction Camaret et ses belles filles. Quentin n'y a trouvé qu'un pub où voir un match de football: Hollande Brésil.

Nous y préparons aussi notre première grande traversée: le Golf de Gascogne en direction de l'Espagne. Soit 400 miles nautiques et plus ou moins 3,5 jours de navigations. Première grosse traversée qui sera prépondérante pour la suite de notre année: soit la traversée se passe bien et on effectue le tour de l'océan atlantique (comme nous l'avons prévu) soit elle se passe mal et nous devrons changer nos plans vers une année en méditerranée. Croisons les doigts...